L'art de la communication panique.
Un drame se produit et souvent la panique se développe. Grâce à qui ? Souvent, les journalistes surfent sur les mots et pratiquent la sémantique de l'horreur. Malheureusement cet "engouement" sémantique se fait au au détriment du respect des personnes.
Il y quelques semaines une histoire sordide se produit dans une forêt : "Un joggeuse" disparaît...puis est retrouvée morte.
Voici les titres vus, lus et entendus :
« Joggeuse disparue : les enquêteurs très inquiets »
« Le corps de la joggeuse enlevée a été retrouvé »
« Le suspect avoue avoir étranglé la joggeuse »
« Joggeuse enlevée : son ADN retrouvé sur le suspect »
« Le meurtre de la joggeuse relance le débat de la récidive »
« Déjà condamné, il avoue avoir tué la joggeuse »
« Joggeuse tuée : le crime aurait pu être évité »
« Le calvaire de la joggeuse »
Elle s'appelait Marie-Christine et ne faisait pas que du jogging dans sa vie. Merci pour elle. |