C'était un Kennedy. Ted Kennedy n'est plus. Cette fois ci c'est le dernier. Enfin il reste une soeur, Jean, la dernière survivante de la fraterie, beaucoup moins connue, beaucoup moins "politique" et "réputée" que ses illustres frères. L'histoire des Kennedy est, il est vrai, fascinante. Tout à été dit et écrit sur cette dynastie américaine. Une famille royale à l'américaine. Et pourtant, il reste beaucoup à élucider, à commencer par l'assasinat de JFK. Et pourtant, moi- même fasciné par cette success story sanglante et dramatique depuis mon adolescence j'en ai encore appris en scrutant les dossiers et autres hommages rendus dans la presse. Celle-ci s'est empressée de souligner le travail habile et réformateur du sénateur démocrate du Massachusetts. Les qualificatifs sont souvent élogieux à son égard : "Un faiseur de loi hors pair", "le plus grand sénateur de notre époque", "Une figure unique dans l'histoire américaine". Ses diverses frasques (il était bien le frère de ces frères) sont également rappelées ici ou là. Celles-ci nous rappellent qu'il était un homme politique comme tant d'autres ou plutôt un homme comme tout le monde. De tout ce qui été écrit et dit au sujet de la mort du Sénateur, j'ai retenu deux phrases qui terminent l'Edito intitulé "Rédemption" de Laurent Joffrin : "Seules les dictatures prétendent à la pureté. Les régimes de liberté sont fondés sur l'imperfection".
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