Lundi 1er juin 2009. Il est 11h30 lorsque j'entends la nouvelle à la radio. Dans ces circonstances on aime bien savoir. On aime bien savoir avant les autres. Assoiffé d'informations. Avide de sensationnalisme. Ce jour marque une fois encore le triomphe du journalisme décadent, du journalisme indécent. Depuis lundi on nous fait deviner des informations à partir de rien. Objectif clairement affiché : capter l'attention du spectateur.
Faire de l'info sans info. Sans avion, sans crash : merveilleux métiers pour certains journalistes. Rien ne les arrête. Alors quand on ne sait pas on fait parler le Président : "Le Président a déclaré que toute devait être fait pour retrouver l'avion et d'éventuels survivants". Elle était importante cette information, peut-être aurait-il pû demander de ne rien faire !
Dans l'après midi les médias n'ont plus grand chose à dire alors on montre des avions qui décollent et qui attérissent, on répète la liste des passagers et on interroge ces personnes qui "auraient dû prendre ce vol" mais qui, "par chance" ne l'ont pas pris.
Montrer des gens qui ont eu de la chance, faire des hypothèses, contacter les experts, montrer des familles désespérées. Les journalistes n'ont peur de rien. relater du sordide en ignorant le mal que cela peut faire. Et qu'en sera-t-il quand on l'aura retrouvé. Je vous laisse deviner la Une de Paris Match (Les débris éparpillée dans l'océan, les familles en pleurs. Certains journalistes ont mal fait leur leur métier. Ils n'ont pas respecté les familles. Malheureusement ça fait longtemps que ça dure. En attendant le prochain crash...pour toutes sortes de raisons pourvu qu'il n'arrive pas.
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